Les Japonais sont très aimables et prévenants. Par exemple la contrôleuse de la gare quitte son poste pour mener au guichet touristique, la patronne d’un hôtel sans téléphone m’emmène à dix minutes de marche à la cabine publique. Parfois c’est trop : un agent de police ne veut pas me lâcher avant de m’avoir conduit à la destination dont je lui demandais seulement le chemin, une guide touristique me raccompagne à grand pas à la station de métro me privant de me retourner paisiblement et de vagabonder devant le château du cru.
Des fois leur esprit pratique est trop fort : impensable par exemple de faire comprendre à un guichetier de la gare que pour rallier A à B je voudrais prendre un train qui longe la côte que j’espère regorger de panoramas pittoresques, et non pas le chemin le plus court. Tant pis, y faisait moche.
Donc polis mais fermes, les Japonais.